Le vidéo-clip de Justice fait un tabac sur internet ; interdit de diffusion sur les médias « traditionnels »

Justice, à l’heure de la polémiqueRomain Gavras, du collectif Kourtrajmé (ceux-là même qui ont produit un documentaire sur le Roi Heenok) vient de terminer le nouveau clip très attendu du groupe Justice sur leur titre Stress.

Après des clips très ambiance « club » et électro-chic, le thème est cette fois très controversé : une petite bande de « jeunes de banlieue » étalent toute la violence urbaine possible… 

Brutal et dérangeant

Depuis quelques jours, le dernier clip « Stress » du groupe électro français déjà culte « Justice » circule sur Internet. Une vidéo ultra violente, un message énigmatique et un buzz qui monte, à base de discussions et de commentaires enflamés sur les sites de diffusions vidéos.

Le logo de Justice : une croix stylisée en 3 dimensionsAdieu les tee-shirts fluos, finis les paillettes, et place à la violence, gratuite comme le dernier métro, à la manière d’un Orange Mécanique Kassovitzien. Le dernier clip du groupe Justice, Stress, n’a donc strictement rien à voir avec celui du morceau D.A.N.C.E. qui avait remporté un grand succès et un prix aux MTV Video Awards 2007, ou encore le récent clip DVNO à base de logos ultra-lechés.

Le scénario : une bande de jeunes dans des blousons noirs à l’effigie du logo du groupe (une croix stylisée) errent de la cité à un centre ville dans le but de tout casser. Agressions, saccages, vandalismes, passage à tabac d’un policier et incendie d’une voiture volée : une séquence de violence qui dure six minutes et se termine par : « Ça te fait kiffer de filmer ça, fils de pute ? »

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Alors apologie de la violence ? Dénonciation des racailles de banlieues ? Coup de promo pour vendre des blousons ? Simple témoignage d’une société qui se désengage de l’avenir de sa jeunesse ?

Les membres de Justice semblent en plein STRESSGaspard Augé et Xavier de Rosnay, les deux membres de Justice, se refusent pour l’heure à tout commentaire, assure leur maison de disques. Cette dernière, de même que la société de production du clip, ne souhaitent pas répondre non plus aux questions de Taptoula.com. Pedro Winter, patron d’Ed Bangers Music, le label de Justice, s’est contenté de déclarer : « On ne dit rien sur le clip. On lance le truc et on voit où ça retombe. »

Une chose est sûre, le buzz est assuré.